Passés les coups de bluff anti-Russie et anti-Chine, les dirigeants du G7 se sont intéressés lors de leur récente réunion avec Big Brother à multiplier les mises en garde contre l'Iran " à qui ils ne permettront à aucun prix d'avoir la bombe nucléaire". Or à l'heure même que ces braves "valets des USA" sont les États dont les territoires sont foulés à l'heure qu'il est au pied par les soldats américains, etc., dans le cadre de "Europe Defender 2021" avec des épisodes qui prêtent franchement à rire et aux larmes comme ce qui vient de se produire en Hongrie d'Orban où une usine a carrément été occupée par les GI's, et bien en Iran, le président faisait état d'un passage imminent à l'uranium enrichi à 63%.
Alors comment se manifestera donc ce "refus de permis de l'OTAN visant l'Iran"? Plus d'un analyste a jugé cette prise de position comme étant un pavé jeté dans la mare à l'heure où les États-Unis d'Amérique, largement occupés à faire face à la Chine et à la Russie, se tirent du devant de la scène du Moyen-Orient au détriment d'une Europe qui est poussée à bomber le torse et à servir de bouclier aux USA dans leur bataille perdue d'avance face à la Résistance. En Irak, l'US Army se fait remplacer par l'OTAN sans que la Résistance ait vraiment une dent contre eux ; en Méditerranée orientale, cette même OTAN multiplie les agissements et contribuent à l'instigation US à appuyer l'entité sioniste contre la Syrie, contre le Liban contre Gaza et là encore aux dépens de ses propres intérêts. Idem au Yémen où l'Europe réduite au rôle d'un grotesque marchand d'arme agit dans l'ombre des criminels saoudiens et émiratis et américains. Bref, Big Brother a assigné à l'OTAN le sale boulot.
Mais l'Europe ira-t-elle jusqu'à faire payer du sang de ses fils, le maintien de ses liens de vassalités avec les USA? Il y a peu le président Macron se félicitait que l'Amérique ait retrouvé sous Biden son rôle de maître des Européens. Tant pis pour lui et son "armée" si le commandement US mènerait les militaires français à s'opposer aux forces de la Résistance.
Les dirigeants de l'OTAN on appelé ainsi lundi 14 juin l’Iran à "arrêter" toutes les activités de missiles balistiques tout en appuyant dans ce communiqué, "la relance de l'accord nucléaire iranien de 2015".Dans cette déclaration, dont une copie a été publiée sur le site Web de l'OTAN, on lit : "Nous, membres de l'OTAN, soutenons les négociations importantes entre les participants au Plan global d'action conjoint (JCPOA) et séparément avec les États-Unis pour ouvrir la voie pour le retour des États-Unis et de l'Iran aux engagements du JCPOA. Nous promettons que l'Iran n'acquerra jamais d'arme nucléaire". Et puis suite aux affirmations de l'OTAN dans la déclaration, ils ont également soutenu les pourparlers entre l'Iran et le P4+1 et les dirigeants de l'OTAN ont exprimé l'espoir que Téhéran et Washington reviendraient à leurs obligations dans le cadre du Plan global d’action conjoint.
Bref, toujours ce "mi-figue, mi-raisin" des Européens qui veut dire qu'ils font des choses puisque ils y ont été contraints et ils le font à contre cœur. Seulement au point où en sont les rapports de force, il convient que l'Europe comprenne que l'axe de la Résistance n'est plus ce qu'il était en 2015 : c'est un acteur dont a peu l'Amérique et avec qui compte la Chine et la Russie. Aussi cette Résistance aimerait voir un recule comme celle que vient d'afficher l'Europe face à la Chine et à la Russie dans deux des dossiers où l'Amérique a tenté d'en faire un "acteur de guerre malgré lui ": la question du déploiement de missiles tactiques nucléaires en Europe face à la Russie et celle d'une alternative à la Route de la soie chinoise que l'Europe avait été appelée à bousiller au mépris de ces propos intérêts. Et bien "le oui mais" de l'Europe exprimé aux Américains dans les deux dossiers a tout pour réveiller des espoirs : l'Europe osera-t-elle se démarquer de l'axe US/Israël face à la Résistance?
Pour le reste l'Iran a bien mis en garde l’OTAN. Téhéran a rejeté une demande du Groupe des Sept (G7) de suspendre toutes ses activités liées aux missiles balistiques, affirmant que ces pays sont bien conscients que la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU ne limite en aucun cas le programme nucléaire iranien.
« Les interprétations de la résolution 2231 [du Conseil de sécurité de l'ONU], par ceux qui savent bien à quoi cette résolution fait référence, sont à la fois très invraisemblables, malhonnêtes et très inexactes », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, avant de conseiller au G7 et à l’OTAN de veiller à ne pas à avoir regretter les faits et gestes futurs, histoire de leur faire bien comprendre que l'antiaméricanisme de la Résistance ne tardera pas à devenir un antiotanisme foncier si l’Europe dépassait les bornes.